samedi 22 décembre 2012

Carretera austral 13 - Villa Amengual






A Villa Amengual les femmes participent aux durs travaux 
Sur la route menant de Puerto Cisnes à Villa Amengual

Depuis Puerto Cisnes, nous roulons vers Villa Amengual, superbe petit village situé dans une sorte de cirque montagneux aux cimes recouvertes de neiges éternelles. Vu de la route, l'ensemble ressemble à un village miniature, une impression que confirme la vue d'une petite église jaune qui s'élève en son centre.
Au bord de la route, mangé par les herbes folles, un bus désaffecté sert de bar. On y trouve des sandwichs, du thé et du café dans une douce chaleur prodiguée par un poêle à bois qui trône au milieu. Ce bus d'un autre âge fait penser à celui qu'occupait Chris Mac Candless, le héros malheureux du récit vécu « Into the wild »
Mari et son fils de trois ans nous accueillent dans leur hospedaje de façon très chaleureuse .

Arrivée à Villa Amengual
Dans le village, on travaille à la construction de murs en gros galets des torrents. Nous sommes étonnés par la présence de nombreuses femmes maniant la pelle, la pioche et même la bétonnière !
De nombreuses antennes et paraboles hérissent le ciel du village. Il faut dire qu'ici, téléphone et Internet ne sont parvenus dans ce hameau il y a seulement un an.
La cloche a sonné pour les enfants de l'école communale : deux mois de vacances d'été.
L'école primaire de Villa Amengual 

Un vieux bus transformé en bar, l'unique du village !
Petit village de montagne entourés de cimes aux neiges éternelles
Mari et son fils de trois ans qui est devenu un bon petit copain !







Carretera austral 12 - Puerto Cisnes

Le port et le front de mer

Puerto Cisnes est un gros village de pêcheurs d'environ 2 500 habitants. Puerto Cisnes semble complètement perdu à l'écart de la Carretera Austral. Le Cerro Claudio Gay veille sur les agréables ruelles et l'activité séduisante du port.
Nous avons élu domicile à l'hospedaje Don Carlos qui nous offre le gîte et le couvert (fort bon) pour deux nuits bienvenues dans une chambre avec poêle à bois.
Les gens, ici sont très accueillants, produisent un artisanat très spécial en « cuir de poisson », très prisé localement ! C'est probablement la commune du Chili avec le plus de livres par habitants grâce à sa bibliothèque publique très fournie.
Plat typique: soupe avec viande d'agneau et algues
Nous déjeunons dans une petite gargote qui propose un plat typique : une soupe avec de l'agneau et des algues, vraiment délicieux ! Au détour de la conversation avec la cuisinière, nous en venons à parler de la junte de Pinochet et du Président Allende qui a perdu la vie dans son palais de La Moneda le 11 septembre 1973. Quelle ne fut pas sa surprise quand je lui dis que j'étais à Santiago du Chili juste avant le coup d'état et que j'ai fui le pays le 28 août 73 devant la menace d'évènements violents qui se préparaient ( non sans mal car il y avait la grève générale des transports ) à la faveur d'un vol Air France qui faisait escale à Santiago !
Peintures murales réalisées par les enfants de l'école primaire
Nous avons trinqué à la mémoire de Salvador Allende !
Quelques minutes après, nous faisons connaissance dans la même gargote d'une famille de Cohaïque, elle prof de danse et lui saltimbanque avec deux magnifiques enfants. Ils font une tournée dans les écoles de la région pour des animations pour Noël. Nous échangeons nos mails. Belle rencontre !


Maisons et petite église du village

Le Père Noël faisait sa tournée pour les enfants du village qui sont en grandes vacances pour deux mois

Une belle rencontre, une famille de saltimbanques

jeudi 20 décembre 2012

Message pour les CM2 de l'école Fénelon de Bergerac

Bonjour à tous,

Contrairement à ce que je pensais il ne sera pas possible de me connecter avec vous en vidéo-projection avant votre départ en vacances. Nous sommes en effet dans une région montagneuse où Internet ne passe pas et nous arriverons dans la grande ville de Cohaïque que dans deux jours au moins. Ce n'est que partie remise. Nous nous retrouverons à la rentrée début janvier. Je n'ai eu aucun message de votre part et ça me ferait très plaisir de vous lire. 

Je vous souhaite de bonnes vacances, un Joyeux Noël et de très heureuses fêtes de fin d'année en famille.
Soyez sages et le Père Noël vous comblera de cadeaux.
Gros bisous d'Emily, de Gilles et Maître Jacques.

mercredi 19 décembre 2012

Carretera austral 10 - Parc national Queulat et glacier Ventisquero

Ventisquero Colgante Glacier dans le parc national Queulat
En quittant le village de Puyuguapi nous entrons dans le parc national Queulat de 155 000 ha: immense forêt de bambous et fougères, presque impénétrable encore en grande partie inexplorée, sans compter ses glaciers et ses cascades.
Nous décidons de nous rendre au glacier Ventisquero Colgante à une vingtaine de kms au sud de Puyuguapi. Très beau soleil le matin jusqu'à l'entrée du parc où nous montons la tente. L'après-midi est consacrée à une randonnée qui nous amène sur un mirador d'altitude avec une vue impressionnante sur le  glacier et sa moraine d'où tombent des cascades géantes. A intervalles réguliers d'énormes craquements se font entendre et des pans du glaciers dévalent  la montagne jusqu'au fond de la gorge et du lac en contrebas.
Nous restons là un longs moment à contempler ce paysage grandiose et écrasant.
La nuit suivante fut bien arrosée comme d'habitude et c'est trempés que nous reprenons la route pour passer un col très pentu et très haut. Nous décidons de faire du stop et par bonheur deux gros 4X4, ayant sans doute pitié de nous,  s'arrêtent, chargent nos vélos et nous font passer le col. Ouf !
En début d'après-midi nous trouvons une "hospedaje" accueillante où nous allons nous poser 2 jours.
Il fait soleil et je pose en petite tenue !


Il fait plus soleil et j'ai remis l'anorak !

Emily devant le Vintisquero Colgante Glacier

Le glacier et la moraine qui s'effondre par moment dans un bruit de tonnerre

La partie haute du glacier qui plonge vers la lagune

... avec des cascades impressionnantes

Sur la route du parc Queulat

Idem au bord du seno Yupuguapi

Nous arrivons devant le glacier Ventisquero. C'est vraiment superbe sous le soleil !


Nous montons au glacier. Emily n'est pas rassurée sur la paserelle

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Le torrent qui sert de déversoir au glacier

Carretera austral 9 - La Junta à Puerto Puyuguapi

Après une halte à La Junta chez Lily, personnage haut en couleurs, nous poursuivons notre périple vers le village de Puyuguapi niché au fond du golfe du même nom et zone dangereuse car sujette aux tsunamis. La carretera est ici de bien meilleure qualité, assez roulante et pas trop pentue. De plus le temps s'améliore et nous pouvons parfois rouler en T.shirt ou presque. Les paysages différents se succèdent pour le bonheur des yeux: cascades très  nombreuses, lacs et sommets enneigés...
Nous parvenons à Puyuguapi par une descente toute droite sur  un ripio roulant, dans une belle lumière de fin d'aprés-midi. D'ailleurs quelques minutes après, nous promenant sur le port, un giganstesque arc-en-ciel colore le ciel sur fond de glaciers. Charmant village,  habitants avenants et serviables et l'hospedage Helisabeth qui nous offre une "cabana" des plus confortables pour un prix modique.
Puyuguapi fut fondée en 1935 par un couple d'allemands enthousiasmés par le cadre. Adoptant la méthode  "Mapuche" (indiens de la région), le travail est communautaire car la terre l'est aussi. Mais en 1971, le gouvernement décrète une expropriation de toutes les terres communautaires pour les diviser en petites propriétés privées. La majorité des premiers colons allemands émigrent alors mais les autres décident de tout recommencer. Ils importent des machines lourdes d'Allemagne et construisent une route pour relier les fermes. C'est ce qui décide le gouvernement de faire passer la future Carretera australe par ici.


A l'hospedaje de Lily à La Junta

Sur la carretera entre La Junta et Puyuguapi

Arc en ciel dans le village de Puyuguapi

Chez Elisabeth, le Che veille encore !

Place centrale de Puyuguapi

Le golfe de Puyuguapi

Sur la carretera entreLa Junta et Puyuguapi

mardi 18 décembre 2012

Carretera austral 8 - Villa Santa Lucia

Etape difficile de 50 kilomètres (encore sous la pluie !)  pour se rendre à Villa Santa Lucia, petit village perdu  et isolé au milieu de nulle part.
L'étape fut particulièrement difficile avec une succession de montagnes russes sur un "ripio" très  dégradé. Mais après quelques 400 kms de carretera austral dans les jambes, nos mollets nous poussent allègrement vers le sud.Nous trouvons refuge dans une épicerie/hospedaje pas chère mais ce n'est  pas le grand luxe. Peu importe nos vêtements détrempés ont besoin de sécher avant le départ du lendemain et nous nous endormons comme des bébés non sans avoir préparé un bon petit dîner dans notre chambre.